Profiter du piratage des logiciels dans les pays émergents

Tout d’abord, pour éviter les discutions inutiles je suis contre la copie et le piratage (qui est un délit), l’idée est juste de donner une piste pour profiter d’un état de fait.

Contrairement à des idées reçues, le piratage de vos logiciels n’est pas obligatoirement 100 % négatif, si vous savez en profiter.
N’oubliez pas que vous avez à faire à un marché qui, dans un premier temps, n’a priori, pas les moyens de s’offrir vos produits. Alors quel peut être le bénéfice dont vous pouvez tirer de la contrefaçon ?
En fait, elle peut bloquer vos concurrents en attendant que vous veniez cueillir les fruits de cette véritable opération marketing. À vous de savoir comment en profiter.

Je me rappelle, dans un pays émergeant, du nombre de copies de logiciels pour l’architecture dans les années 2000, puis la reprise du marché par la marque.
Envoyant des lettres et des fax de menace de poursuite après des dénonciations anonymes. Ils réussirent à récupérer l’argent des licences au moins chez les compagnies étrangères. Et réussir à leur faire payer le même prix qu’en occident. De même, pour les systèmes d’exploitation, s’il n’y a pas eu de système d’exploitation “local” c’est bien faute de besoin d’en redévelopper un. Si les copies n’avaient pas été disponibles gratuitement l’éditeur n’aurait pas eu un marché captif quand il put enfin monnayer ses produits.
Finalement, l’avalanche de copie de logiciels en provenance d’outre atlantique a “glacé” le marché avant que les Américains n’en reprennent le contrôle. Et ce, malgré l’existence d’éditeurs locaux et une traduction à 100% de toute l’informatique en langue locale.
Toute l’astuce consiste à bien gérer la transition entre un marché inexistant, avec 100% de copie, à un marché en phase de maturation qui a besoin de produits ou de logiciels authentiques (si si, cela arrive, entre autres pour le service). Il existe en fait quelques points sur lesquels vous ne devez pas transiger, sinon vous ne pourrez rien tirer de cette tactique :
Vos secrets de fabrication: ne les exportez jamais et surtout faites des audits réguliers chez vous, à votre siège social et vos bureaux centraux pour bien les sécuriser
La qualité de votre service
Les bonnes relations avec les autorités locales qui détiennent le pouvoir réel.

Une piste pour retourner cet état de fait:

Profitez-en pour connaitre les utilisateurs pirates (email) et constituer des fichiers de prospects potentiels. Un bureau de représentation dans ce genre de pays devrait vous faciliter cette tâche. Un jour ou l’autre une réglementation plus favorable aux éditeurs verra le jour (ce type de réglementation ne se met en place qu’avec l’augmentation du niveau de vie). Et ce jour, il est très possible que ces pirates deviennent vos clients, mais ayez conscience que le prix ne pourra pas être à la hauteur de ce qu’il est dans les pays riches.

Il existe par contre une variable dont il n’est à priori pas facile de connaitre les effets à moyen terme : si le pays est très grand, a une population nombreuse et forme de nombreux ingénieurs et techniciens en informatique. Le marché peut-il rester captif par cette méthode ?

En fin de compte, le piratage réalise de manière tout à fait illégale peut vous apporter le même résultat que la distribution de logiciel de test offert gratuitement au téléchargement. Si vous ne pouvez pas lutter contre la copie, essayez d’en profiter.

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One Response to Profiter du piratage des logiciels dans les pays émergents

  1. Les commentaires pour cette contribution sont ouverts …
    :)