Prise de risque, créativité et management.

Lors d’un séminaire sur la prospection commerciale, notre excellent formateur, nous a fait faire un test consistant à lire une suite d’une vingtaine de tâches pour découvrir en fin de liste que seules les deux premières tâches étaient vraiment à faire. Le test est donné en disant “lisez toutes les lignes et ne commencez qu’après avoir lu toutes les tâches une par une jusqu’à la fin. Faite le test en 15 secondes !”.

Il n’est pas possible matériellement de lire toute la liste puis d’exécuter les tâches effectivement en 15 sec.

La résolution la plus efficace de l’exercice consiste à aller voir directement à la fin. En faisant cela on ne respecte pas la directive donnée par le formateur, mais voilà c’est précisément le comportement le plus efficace en terme de résultat, et accessoirement le seul qui permette de conclure dans le temps donné.

Plusieurs choses se passent quand on ne suit pas à la lettre les instructions:

- On peut prendre conscience (peut être par intuition) que c’est la transgression d’une règle qui va amener à être plus efficace et à terminer dans les temps.

- On prends conscience en même temps que personne ne peut vérifier matériellement si la directive a été respectée ou non. C’est donc au niveau de notre éducation que va se jouer la décision de la transgression.

- Cette conscience de la transgression matérialise un risque

Pourquoi la plupart des gens ratent ce test ? Parce que leur éducation leur à appris à éviter tout risque.

De ma vision des choses c’est principalement parce qu’ils suivent les directives à la lettre sans essayer de construire un univers autour de l’exercice et donc ne peuvent pas y appliquer leur imagination pour être efficace dans la résolution de celui-ci.

Il y a deux manières d’aborder une problématique, pour qui a vraiment envie de le résoudre :

- Foncer tête baissée et appliquer les consignes, c’est un travail procédurier dans lequel on est malgré tout celui qui ne prend pas de risque, celui qui obéi et se sent bien dans un cadre. On peut éventuellement apparaitre aux yeux des autres comme “performant”.

- Construire un univers mental en essayant le “Et si … ?”, pour rechercher différents moyens plus économes en énergie. Là on est dans une perspective de celui qui manage et qui recherche le risque pour obtenir un bénéfice que les autres n’auront pas.

Beaucoup de gens ne sont pas fait pour manager car ce métier comporte une grande part de prise de risque. Par risque il ne s’agit pas de faire n’importe quoi et surtout pas des choses illégales, mais il s’agit bien de créativité. Celui qui imagine, créé et matérialise sa création se situe dans le domaine de la prise de risque. De mon avis créativité et prise de risque vont de pair.

Dans un groupe humain, il y a besoin de gens qui prennent des risques à un moment donné de leur activité. Tout comme dans une entreprise. Plus l’entreprise refusera le risque, plus le créativité va baisser, mais je pense que je n’invente rien.

Une entreprise qui veut surpasser ses concurrentes n’a pas d’autre choix que d’être créative, de prendre des risques et donc d’avoir un management qui a ce rôle, ce même management doit in-fine encourager le risque pour avoir de la créativité, c’est une des qualité demandé à un manager que l’on veut recruter.

La face désagréable de la prise de risque est l’échec. Le management doit absolument ne pas sanctionner l’échec suite à une prise de risque sinon il éteint la créativité de l’entreprise.

Et d’ailleurs, le manager exceptionnel saura comment transformer un échec en une réussite.

Je terminerai par une citation “de l’audace, de l’audace, toujours de l’audace…”.

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