Le chef d’entreprise, le manager ou le chef de projet est aussi un symbole



La pratique de l’entreprise hors d’un poste de responsabilité, ne permet pas de saisir facilement les réalités du management. Souvent, même en cas d’incapacité objective du manager, ses collaborateurs vont attendre de lui des décisions « meilleures », alors que rien ne le prédispose à de bonne décisions. D’autres dans l’entreprise ou dans l’équipe, pourrait avoir des idées objectivement meilleures, mais non, pour ses subordonnés les décisions prennent un tour presque magique. Bien que les résultats puissent être évidement désastreux.

Dans l’inconscient, la position fait le chef, pas l’homme. Pourquoi ?

Le chef est un symbole. Qu’il ai plus ou moins de pouvoir peu importe, ce qui compte pour l’équipe, c’est la faculté de représenter le groupe. Pas nécessairement de prendre des décisions,… bonnes.

De toute manière, les collaborateurs vont toujours attendre une compétence, une qualité une volonté dépassant largement celle d’un être humain. Mieux, il vont d’emblée lui attribuer des qualités « de chef ». Par exemple, les salariés, vont attendre des décisions sur les augmentations de salaires, les contrats ou des embauches etc. alors qu’une législation, voir des accords inter-professionnels , voir des accord d’entreprises interférent grandement dans ces cas. Et souvent le manager sent, à juste titre, qu’il ne peut tout dire sous peine de perdre cette qualité de symbole et le pouvoir qui y est rattaché. Dans l’inconscient des collaborateurs, encore, le manager a beaucoup de pouvoir. De toute manière plus qu’il n’en a en réalité.

Pour se rattacher à des exemples historiques, mais je ne doute pas que vous en trouviez beaucoup d’autres. Sous les Tokugawa l’empereur du Japon fût souvent le symbole de la nation japonaise alors que le pouvoir effectif se trouvait dans les mains du général d’armée qui avait conquis le pouvoir. Voir wikipédia .

Avant l’époque moderne, faute de communication rapide le pouvoir ne pouvait que s’appuyer que sur des symboles. Les rois de France entre Louis XI et Louis XV par exemple étant beaucoup trop loin pour pouvoir diriger réellement quoique se soit. La légitimité du symbole était très importe.

A l’inverse, la fin de l’empire romain est marqué par la perte de légitimité de l’état central en tant que symbole ce qui provoqua, entre autre, son délitement.

Une fois présenté cette façon de voir les choses, que doit faire le chef d’entreprise ou le manager pour améliorer son influence sur son équipe en tant que leader ?

Il doit assumer sa place de symbole, au moins pour une part. Oui, même pour un chef de projet. Un symbole doit être respecté, S’il n’arrive vraiment pas à jouer ce rôle qu’à cela ne tienne, il peut toujours faire en sorte qu’un autre collègue le joue, ce peut être une façon de se partager les tâches. Ce peut être le cas entre un président d’entreprise et son directeur général. Par définition, un symbole est un référent ou une personne de dernier recours, c’est lui qui doit trancher les conflits de manière définitive par exemple. Il est bon qu’il soit, reconnu comme juste de manière à pouvoir jouer ce rôle.

  • Blogger Post
  • Delicious
  • Digg
  • Facebook
  • FriendFeed
  • Gmail
  • Google Bookmarks
  • Hotmail
  • LinkedIn
  • MySpace
  • Ping
  • Technorati Favorites
  • Twitter
  • Windows Live Spaces
  • Yahoo Bookmarks
  • Yahoo Buzz
  • Windows Live Favorites
  • Share/Save/Bookmark
This entry was posted in Coaching-management and tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmark the permalink.

Comments are closed.